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Conseils Nutrition.tv : la nutrition en vidéo avec Dr. Isabelle Huot

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Enfants difficiles? 12 astuces pour vous aider

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Apprendre à manger de tout et à développer ses goûts n’est pas une chose facile pour tous les enfants.... Et cela, bien des parents peuvent en témoigner!

Autour de l’âge de deux ans, il n’est pas rare que les enfants se mettent à refuser des aliments qu’ils acceptaient quand ils étaient plus petits. Ou qu’ils refusent tout aliment inconnu, et ce même si ce n’était pas le cas étant bébé. Ce phénomène, c’est la néophobie. La peur de ce qui est nouveau, inconnu. Et ce n’est pas anormal dans le développement d’un enfant. On peut observer de la néophobie alimentaire même chez l’adulte ; proposer à un Québécois de goûter du serpent, du chameau ou des grillons ; dans bien des cas, la réaction instinctive, avant même d’avoir goûté, sera une grimace! Comme quoi il n’est pas naturel pour tout le monde d’avoir envie de goûter à des aliments inconnus.

À cela peut s’ajouter des causes plus comportementales si un jeune est dans sa phase du «non» par exemple. Dans ce cas, ce n’est pas l’aliment en soi qui le rebute mais plutôt un certain désir de recevoir de l’attention et de tester la réaction des parents!

12 trucs pour aider les enfants à devenir de bons mangeurs

  1. Donner l’exemple. Les enfants apprennent énormément par modèle. Il est évidemment plus dur de dire aux enfants de manger des légumes si soi-même on n’en mange pas!
  2. Évaluer les collations. L’enfant a-t-il pris une collation trop nourrissante? Trop rapprochée du repas? A-t-il bu trop de jus? Même les liquides prennent du volume dans leur petit estomac et peut nuire à l’appétit.
  3. Persévérer. Il faut parfois présenter un aliment nouveau des dizaines de fois avant qu’un enfant accepte d’y goûter. La persévérance est de mise! On propose de préférence les nouveaux aliments un à la fois.
  4. Servir de petites portions. Mieux vaut servir de petites portions, quitte à les resservir au besoin. Ainsi, l’assiette leur paraît moins décourageante. De plus, mieux vaut éviter de les presser à manger. Les enfants aiment généralement prendre le temps d’explorer leur nourriture avant de la manger, cela fait partie d’un processus normal.
  5. Préparer un seul menu. Lorsqu’on prépare des repas différents pour les enfants avec seulement les aliments qu’ils aiment, on ne leur rend pas service puisque cela n’encourage pas la découverte, et ne permet pas aux enfants d’apprivoiser peu à peu les nouveaux aliments. Mieux vaut préparer un menu pour toute la famille, quitte à ce qu’il soit rejeté quelques fois.
  6. Favoriser la stabilité. Dans la mesure du possible, il est avantageux de prendre les repas à horaire régulier. Cela peut sécuriser les enfants et jouer sur leur appétit. Un nombre d’heures de sommeil insuffisant peut aussi dérégler l’appétit.
  7. Varier la présentation. Les légumes peuvent être présentés en rondelles, en bâtonnets, en lanières, en biseaux, en cubes, en purées, en soupes, en crudités-trempette, en salades, en mini-brochettes avec du fromage, en gratins, et ainsi de suite!
  8. Ne pas forcer à manger. Les enfants sont beaucoup plus à l’écoute de leurs signaux corporels de faim et de satiété que les adultes ; il se peut qu’ils aient tout simplement moins faim en fonction de leurs poussées de croissance par exemple. Si on force un enfant à manger ou à terminer son assiette, on risque d’associer la nourriture à quelque chose de négatif. Par exemple, lorsqu’on menace de ne pas donner de dessert si l’enfant ne termine pas ses légumes, on vient d’associer les légumes à une punition et le dessert à une récompense.
  9. Éteindre la télévision. Quand le téléviseur est ouvert, cela peut déconcentrer les enfants et les détourner de leur assiette. Il est préférable de fermer la télévision au moment des repas, ce qui a le double avantage de favoriser les discussions et les échanges!
  10. Faire participer les jeunes en cuisine. Pour les enfants un peu plus vieux, il est gagnant de les faire participer à la préparation des repas. S’ils ont participé, ils sont souvent plus enclins à goûter!
  11. Rendre les repas agréables! Si les enfants sentent un climat de tension durant un repas, cela peut certainement nuire à leur appétit. Il est préférable de garder les sujets de discussion plus délicats pour après le repas, et conserver ainsi une ambiance de plaisir à table. C’est plus agréable ainsi pour toute la famille, et cela permet de profiter pleinement de ces moments d’échanges et de partage.
  12. Faire sourire! Pourquoi ne pas servir une soupe dans un bol de pain ou de courge vidée? Présenter la purée de pommes de terre en bonhomme de neige à l’aide d’une cuillère à crème glacée? Ou le croque-monsieur en bonhomme sourire avec des lanières de poivrons et des olives? Découper les rôties en étoiles ou en coeur? On peut aussi faire des jeux de goûts à l’aveugle. L’alimentation à la fois nutritive et souriante est gagnante!

 

Le saviez-vous?

Il semble de l’apprentissage des goûts puisse commencer dès la grossesse. Plus une maman mange varié, plus elle exposerait son bébé à une belle gamme de saveurs. L’allaitement pourrait aussi favoriser l’acceptation des nouveaux aliments puisque le goût du lait varierait en fonction de l’alimentation de la maman. De futures études nous aideront à en savoir davantage sur ce sujet.
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