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Conseils Nutrition.tv : la nutrition en vidéo avec Dr. Isabelle Huot

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La petite histoire des bonbons

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L’homme a toujours eu un goût naturel, instinctif pour le sucré. Peut-être est-ce même une part de notre instinct de survie. Sachant cela, il n’est pas surprenant d’apprendre que l’histoire des bonbons se confond en quelque sorte avec l’histoire de l’humanité. En effet, il semble que nos ancêtres les homo sapiens affectionnaient déjà les aliments sucrés tels que la sève de certains arbres et le miel primitif qu’ils trouvaient dans les ruches.

Bien avant d’être fabriquées à base de sucre, les premières confiseries étaient effectivement faites de miel. Bien des anciennes civilisations comme les Égyptiens, les Chinois, les Grecs et les Romains de l’Antiquité utilisaient le miel pour enrober des fruits, des graines, des noix et même des fleurs comestibles. Des amandes grillées enrobées de miel auraient été les ancêtres des premières pralines. On trouve dans le plus vieux traité de cuisine romaine qui nous soit parvenu (écrit par Apicius au 1er siècle) une recette qui pourrait être une version primitive du nougat, à base de miel, de blancs d’œufs, de noix de pin et d’amandes.

La découverte de la canne à sucre par les Européens survient au Moyen-âge, à l’époque des Croisades à partir du XIIe siècle. À cette époque, le sucre était si nouveau qu’il a même été appelé «sel sucré». Peu à peu, le sucre s’est répandu en Europe. Au XIIIe siècle, Venise était la capitale mondiale du sucre grâce à ses échanges commerciaux avec l’orient. Tandis que la découverte du Nouveau-Monde (fin XVe siècle) faisait des Antilles et de l’Amérique du Sud les nouvelles capitales du sucre, le mariage de Catherine de Médicis avec Henri II, au XVIe siècle, fut un moment-clé dans l’histoire des sucreries, puisque le bon goût français était maintenant associé au savoir-faire italien.

Toutefois, le sucre et les sucreries n’étaient pas pour monsieur et madame tout-le-monde à cette époque. En fait, il était plutôt réservé à l’aristocratie. D’autre part, on le trouvait entre autre chez les apothicaires, les vendeurs de «médecines». Plusieurs vertus curatives étaient en effet associées au sucre, telles que soulager les douleurs de poitrine et de l’estomac. Probablement que les apothicaires l’appréciaient aussi puisqu’il aidait à masquer le goût parfois assez amer de leurs médicaments. Les apothicaires ont donc d’une certaine manière joué un rôle dans la démocratisation du sucre, tout comme l’ont fait différentes congrégations religieuses en élaborant certaines recettes de bonbons qui sont parfois encore existantes aujourd’hui (comme c’est le cas par exemple des Anis de Flavigny).

Il semble que le mot «friandise» soit apparu dans la langue française au début du XVIIe siècle. Il découlerait du mot «frier», signifiant «brûler d’envie». En effet, les gens de la bourgeoisie étaient de plus en plus nombreux à brûler d’envie de croquer dans les différentes dragées, sucettes, marrons glacés, pastilles, fruits confits, pralines et autres sucreries offertes chez les confiseurs qui avaient maintenant pignon sur rue.

Au XIXe siècle, la confiserie se démocratise, aidée par l’industrialisation, la création de spécialités locales et la découverte du sucre de betterave, qui a entre autres permis de baisser le prix du sucre. Jusqu’à la première guerre mondiale, c’est l’âge d’or du bonbon, où sont nés plusieurs des bonbons artisanaux encore fabriqués et dégustés aujourd’hui.

Suite à la deuxième guerre mondiale, c’est l’aire du bonbon industriel,  créant un gouffre entre le bonbon commercial et le bonbon artisanal traditionnel. Pour attirer les consommateurs, les industries rivalisaient de créativité pour inventer des sucreries aux formes nouvelles, aux couleurs variées, aux goûts différents, aux textures surprenantes. Le côté artisanal et traditionnel est souvent perdu au profit de la standardisation et de la production de masse. Heureusement, en cherchant un peu, il est tout à fait possible de dénicher d’excellents bonbons de qualité!

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