La grande majorité des bonbons vendus sur les étalages des supermarchés, pharmacies, cinémas, dépanneurs et autres commerces sont composés de sucre, mais aussi de colorants, d’arômes artificiels et parfois d’agents de texture et de remplissage. Bien entendu, les bonbons sont des sucreries, des gâteries pour se faire plaisir en se sucrant le bec de temps en temps! Or tant qu’à se permettre une petite douceur sucrée de temps à autre, on peut en profiter pour découvrir de vraies confiseries traditionnelles, fabriquées de façon artisanale sans une tonne d’additifs artificiels. Et il en existe une panoplie!
Nous avons concocté une chronique sur nos confiseries typiques québécoises. Dans cette chronique-ci, Conseilsnutrition.tv vous propose la découverte de confiseries traditionnelles françaises, ainsi que plusieurs sucreries d’inspiration internationales.
En France, plusieurs bonbons traditionnels sont encore aujourd’hui fabriqués dans leur ville d’origine. En voici quelques-uns...
Anis de Flavigny. On trouve relativement facilement au Québec les anis de Flavigny dans leurs jolis petits boîtiers ovales. Il s’agit de tout petits bonbons blancs, de la grosseur d’un pois, ne pesant pas plus d’un gramme chacun. Ce qui les rend si unique, c’est le grain d’anis vert qu’ils renferment. Ces petits bonbons sont fabriqués depuis plus de 400 ans dans l’abbaye bénédictine de Flavigny en Bourgogne. Pourtant leur histoire remonte à plus de 1000 ans comme en témoignent certains textes anciens. Aujourd’hui, quelques 250 tonnes d’anis de Flavigny sont produits et exportés à travers le monde.
Bêtises de Cambrai. Les bêtises de Cambrai sont de petits bonbons blancs caractérisés par une rayure jaune et un petit goût rafraîchissant de menthe. L’histoire veut que l’apprenti-confiseur Émile Afchain ait raté une recette de bonbons, après quoi sa grand-mère lui aurait crié «Ils sont ratés tes bonbons! Tu ne fais que des bêtises!». Toutefois, les bonbons ratés se vendirent comme des petits pains chauds et les gourmands de Cambrai et des alentours en redemandèrent. Les bêtises de Cambrai étaient nées!
Berlingots nantais. Les berlingots sont des petits bonbons de sucre dur aromatisés, de couleur unie et en forme de tétraède. Ces bonbons datent de 1780, et la recette des berlingots nantais serait encore aujourd’hui la même que celle utilisée par leur créatrice, Madame Couet, qui passa ensuite la recette à son gendre, qui la passa à sa fille, et ainsi de suite. Leur secret résiderait dans la qualité des essences aromatiques utilisées.
Calisson d’Aix. Les calissons d’Aix-en-Provence sont composés d’un mélange moelleux de pâte d’amandes et de melon confit recouvert d’une fine couche de sucre poli blanc. L’histoire raconte que les calissons naquirent du sourire d’une reine au XVe siècle, alors que Jeanne de Laval, réputée pour son tempérament austère, se mit à sourire en goûtant un calisson pour la première fois. Au cours du XIXe le succès des calissons d’Aix se répandit dans toute la France.
Caramels bretons. Fabriqués à partir de sucre, de beurre et d’une substance laitière, les recettes de caramels varient énormément. En Bretagne, une région laitière importante, on fabrique depuis longtemps des caramels à partir du fameux beurre d’Isigny. Le salidou, quand à lui, est un autre type de caramel fabriqué à partir de beurre salé breton.
Pralines de Montargis. Les pralines sont des bonbons faits d’un noyau solide (généralement une noix) recouvert de sucre cuit, d’aspect granuleux et parfois coloré. Pour se faire, les noix sont versées dans une bassine de sirop et cuites ; en cristallisant, le sucre adhère aux noix de façon inégale, créant l’aspect bosselé typique aux pralines. Les pralines de Montargis, constituées d’amandes grillées recouvertes de sucre caramélisé, auraient été inventées il y a environ 300 ans par le cuisinier Clément Jaluzot, qui s’installa dans la ville de Montargis. La réputée confiserie Mazet, à Montargis, fabrique encore aujourd’hui à la même adresse de véritables pralines, qui sont exportées dans le monde entier.
Et ceci n’est qu’un aperçu de tous les bonbons artisanaux français issus d’un terroir précis. On aurait pu poursuivre longtemps en parlant des violettes de Toulouse, des cotignacs d’Orléans, des pâtes de fruit auvergnates, des papillotes de Lyon, de la nougatine de Nevers, de la bergamote de Nancy, et ainsi de suite!
Il n’y a pas que le tour de France que l’on peut faire par les bonbons. On peut aussi se lancer dans un véritable tour du monde! Voici quelques exemples.
Balas de bananas. Fabriqués dans l’état brésilien du Parana, ces petits bonbons de bananes 100% naturels sont composés uniquement de banane et de sucre. Leur goût de banane agrémenté d’une note caramélisée est simple et charmant.
Bonbons de coco. Il existes plusieurs recettes de bonbons à base de coco dans les pays tropicaux (Antilles, Île de la Réunion, Viêt-Nam, etc.). Certains sont faits à base de noix de coco râpée, d’autres à partir de lait de coco ou encore de crème de noix de coco.
Dulce de leche. Le dulce de leche (en espagnol) est en fait une confiture de lait. En cuisant du lait sucré, on obtient une crème caramélisée qui peut être tartinée, utilisée dans plusieurs recettes ou transformée en bonbons. Très répandu en Amérique centrale et en Amérique du sud, le dulce de leche est à découvrir.
Loukoums. Confiseries faites de sucre ou de glucose, d’amidon ou de farine, souvent d’eau de fleur et nappé de sucre en poudre, les loukoums sont des sucreries bien répandues dans les pays du pourtour de la Méditerranée. On en trouve au Maroc, en Tunisie, Turquie, en Grèce, en Bulgarie, à Chypre et dans certains autres pays. Une douceur à la texture unique à essayer.
Nougat. On trouve les premières recettes de nougat dans un livre de recette écrit par Apicius en Antiquité. Au Moyen-âge, les habitants de Crémone confectionnaient une reproduction de la tour de leur ville en pâte de nougat. Cette sucrerie faite de noix, de miel, de blancs d’œufs est une spécialité italienne (appelé Torrone), mais aussi française (avec les nougats de Montélimar), espagnole (avec le touron d’Alicante), etc.
Toffee. L’appellation toffee vient du mot «toughy», signifiant «tenace». Tout de suite, on a une idée de la texture de ces bonbons de type caramels originaires d’Angleterre!