Un locavore est une personne qui consomme de la nourriture produite localement, et qui se la procure généralement dans les marchés locaux et auprès des agriculteurs de sa région.
Par «local», la plupart entendent un rayon de moins de 100 milles, soit 160 km, autour de son domicile (d’autres élargissent le rayon à 240 km maximum). Mais quel que soit l’importance du rayon, la philosophie est la même : opter pour des produits de proximité pour réduire les dépenses d’énergie en limitant le transport des aliments, favoriser le terroir et l’économie locale, respecter les saisons et savourer de délicieux aliments frais.
Être locavore, c’est donc faire des choix alimentaires locaux et responsables, permettant en quelque sorte de court-circuiter les systèmes de la grande distribution.
Originaire de la Californie, la tendance locavore est de mieux en mieux connue et de plus en plus appuyée. Un nombre grandissant de gens réalise que l’alimentation locale est savoureuse, écologique, nutritive et avantageuse pour l’économie de sa région. Le 12 mars 2008, la célèbre publication Time Magazine avait même consacré un dossier complet au sujet intitulé Forget organic, eat local (Oubliez le bio, mangez local). Le restaurant du siège social de Google, quant à lui, est baptisé Cafe 150 puisque tout ce qui est servi provient d’un rayon de moins de 150 kilomètres.
Certes, dans notre pays nordique, il est plus difficile d’être parfaitement locavore durant la période hivernale. D’autres croiront fermement aux bénéfices d’une alimentation locavore, mais trouveront difficile de se priver de chocolat noir, de vanille, de mangues, de parmesan ou de thé... Manger locavore à 100% demande effectivement certaines concessions... Dans la réalité, on peut très bien adhérer à la philosophie locavore et favoriser les achats locaux partout où le choix s’offre à nous, sans se priver du plaisir que nous procure quelques produits qui nous sont chers ! D’autant plus qu’il y a généralement une façon de faire un choix responsable à travers l’offre disponible sur le marché. Par exemple, on peut acheter des bananes biologiques, des épices équitables ou du café torréfié et emballé près de chez soi.
L’idée de la 100-mile diet (qui pourrait être traduite par l’alimentation à moins de 100 miles) est née en 2005 lorsque Alisa Smith et J.B. MacKinnon ont tenté l’expérience d’une année d’alimentation locale. À leur dire, le défi n’a pas toujours été facile, mais certainement grandissant et enrichissant. Cette expérience a inspiré des milliers de gens qui peuvent aujourd’hui suivre leurs pas et mettre la 100-mile diet en pratique dans leur vie quotidienne.
Pour en savoir plus : http://100milediet.org/
Bref, un locavore dit non aux bleuets des États-unis en plein été et évite les fraises fraîches du Chili à Noël. Le contenu de son assiette est autant que possible un reflet des saisons et de ce qui pousse dans sa région. Être locavore, c’est en quelque sorte penser mondialement et agir localement par des choix alimentaires responsables !
Pour notre santé, notre région et notre planète, on gagne tous à faire des choix un peu plus locavores au quotidien ! À nous de jouer...