C’est en observant et en étudiant l’alimentation des habitants des régions bordant la Méditerranée, comme le sud de la France, qu’il a été observé que leur façon de s’alimenter présentait plusieurs bienfaits santé, entre autres au niveau cardiaque. En effet, des menus faibles en viande rouge mais riches en fruits et en légumes, en huile d’olive, en poissons, en noix, en graines et en légumineuses permettent d’aider à maintenir des taux de cholestérol équilibrés, en plus d’être riches en nutriments et en antioxydants. On gagne donc à mettre un peu plus d’inspiration méditerranéenne dans son assiette!
Pour en savoir plus sur ce mode d’alimentation, lisez notre capsule sur le sujet et consultez la pyramide de la diète méditerranéenne.
Pour encourager la population à consommer davantage de légumes, il y a maintenant en France une journée de la semaine qui leur est consacrée : le mardi est le jour du légume! Initiative de la fondation Louis Bonduelle, les restaurateurs sont invités à mettre les légumes en vedette au menu les mardis de façon savoureuse, originale et inspirante. L’idée est de faire sortir les légumes de leur traditionnel rôle d’accompagnement pour les mettre à l’honneur, de l’entrée au dessert. Les légumes sont si généreux en saveurs et ils offrent tellement de bienfaits santé que c’est chaque jour qu’ils doivent être au menu. Avec tous ces bienfaits, une journée spéciale pour célébrer les légumes et les découvrir sous un autre jour semble parfaitement méritée!
Pour en savoir plus : www.lejourdulegume.fr
C’est connu, plusieurs régions françaises produisent d’exquis fromages, saucissons, terrines, plats en sauces et autres délices, que les habitants dégustent accompagnés de bon vin. Or comment se fait-il que les Français, particulièrement les habitants du sud de la France, tendent à avoir moins de mortalité cardiovasculaire et à être plus sveltes que les nord-américains? C’est une bonne question, que l’on appelle communément le paradoxe français. Les pistes d’explications sont multiples. Traditionnellement, les Français prennent le temps d’apprécier le moment du repas et de le partager en famille. Ils mangent avec plaisir, en préférant la qualité à la quantité. Ils bougent possiblement davantage et la consommation modérée d’alcool peut favoriser la santé cardiaque, particulièrement si le reste de la diète est riche en fruits, en légumes et en poissons. Inspirons-nous donc de ces habitudes de consommation françaises, en évitant les interdits et en privilégiant la variété et la qualité plutôt que la quantité. Et prenons le temps de savourer chaque bouchée!
La tradition de faire ses courses aux marchés publics est mieux établie en France qu’au Québec, où trois grands groupes (Loblaws, Sobeys et Métro) se partagent environ 95% des achats alimentaires. Ces grandes chaînes sont certes plus sensibilisées qu’auparavant à l’importance des achats locaux, mais il reste que choisir un fromage dans un réfrigérateur de supermarché est considérablement différent que de s’en faire couper un morceau directement par le producteur dans un marché public près de chez soi, en échangeant quelques mots avec son fromager! Les marchés publics permettent entre autres de raccourcir les circuits en réduisant les écarts existants entre les producteurs et les consommateurs et de protéger l’environnement en évitant de faire parcourir des centaines de kilomètre à ses aliments. L’intérêt envers les marchés publics au Québec semble actuellement être à la hausse. Profitons de la tendance pour remettre les marchés au goût du jour!
Tandis que la France compte quelques 600 produits alimentaires d’appellation contrôlée (des vins, des fromages, des charcuteries, des viandes, des épices, des fruits, des huiles, etc.), le Québec, pour sa part, vient tout juste, en 2009, d’obtenir sa toute première : une indication géographique protégée (IGP) pour l’agneau de Charlevoix. Ces appellations ont pour objectif de protéger l’authenticité d’un produit, d’éviter que son nom soit usurpé et d’assurer la qualité, puisque le label vient avec un cahier de charges à respecter. Parmi les particularités de l’agneau de Charlevoix, l’animal doit naître et être élevé sur le territoire de Charlevoix, l’élevage doit respecter des critères stricts, l’alimentation des agneau est définie et contrôlée, etc. Bref, tous ces soins particuliers combinés avec des éléments territoriaux et environnementaux font en sorte qu’on a une qualité et une unicité assurée lorsqu’on opte pour un produit d’appellation contrôlée. En prime, cela assure la vitalité des territoires en figeant une production dans une région. La France reste bien loin devant, mais avec notre première IGP, espérons que la voie est ouverte pour que d’autres délices d’ici puissent être protégés par une appellation réservée.