C’est à l’occasion de la foire et du congrès Anatolive que j’ai eu la chance de séjourner à Istanbul, capitale de la Turquie, pour y découvrir des huiles d’olives d’une grande finesse. Et que dire des olives de table qui charment le palais par leur texture, leur équilibre en sel et leur saveur unique… Les quelques 65 exposants de cette foire ont brillamment démontré leur savoir-faire et surtout leur volonté de faire connaître leurs produits sur les marchés extérieurs.
Le séminaire de dégustation brillamment donné par les Dr Fathi Abd El-Hadi et Resat Akkan nous a permis de se familiariser avec l’art de la dégustation. Réchauffer l’huile, la humer, la rouler en bouche… quel plaisir d’en découvrir les saveurs et les arômes! Tantôt herbacée, tantôt sucrée ou citronnée, les huiles de Turquie se déclinent en plusieurs palettes aromatiques.
La journée au nord-est d’Izmir a été des plus appréciés. Visiter les oliveraies, se laisser séduire par la reproduction d’un village grecque où l’on produit une huile de façon traditionnelle et découvrir une usine de transformation d’olives à Akhisar nous a plongé en plein cœur des réalités des producteurs turcs. Conquis par la beauté des paysages de cette région, nous avons également été subjugués par le repas du midi où les plats se succédaient pour le plus grand plaisir de nos papilles. Autant de légumes et de légumineuses si bien aromatisés tout en étant abondamment arrosés d’huile d’olive… probablement le repas le plus mémorable du voyage!
Typique de la cuisine méditerranéenne, ce repas que nous avons savouré ne peut que nous rappeler les avantages de la cuisine méditerranéenne. Avec ses bons gras monoinsaturés, ses polyphénols, ses stérols et sa vitamine E, l’huile d’olive est au cœur de ce régime salutaire. Elle promet une meilleure santé cardio-vasculaire et une réduction du risque de cancer. Une huile de choix, surtout quand on privilégie les huiles extra-vierges issues de première pression, gages d’un potentiel maximisé de nutriments et de substances phytochimiques.
Les Turcs ont une consommation d’huile d’olive à peine plus élevée que les celle des Canadiens. Étonnant n’est-ce pas? Avec un tel produit, d’une telle qualité, il est regrettable que les habitudes alimentaires turques ne l’intègrent pas davantage… Tant au Canada qu’en Turquie, des efforts de promotion doivent être faits afin de répandre la consommation d’huile d’olive à l’ensemble de la population. Le fait de remplacer la margarine par de l’huile d’olive rehausse à la fois la valeur nutritive et les qualités organoleptiques des diverses préparations culinaires.
Grâce à toutes ces belles découvertes, je n’ai qu’un souhait : visiter les épiceries fines du Québec pour trouver des huiles et des olives de Turquie, question de me replonger, ne serait-ce que l’espace d’un repas, dans ces doux souvenirs d’Istanbul.